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Les garçons ont besoin que ça bouge en classe

Publié le 20 janvier 2010
2 min de lecture

Source de l’image : Shutterstock stockfour

Texte adapté et traduit de l’anglais de Boys ‘need to move in lessons’, publié sur le site de la BBC le 19 janvier 2010.
D’après une étude américaine, les enseignants devraient laisser les garçons se promener dans la classe pendant les cours pour faciliter leurs apprentissages.

Cette étude de l’Université de Virginie rapporte que les garçons apprennent mieux quand le niveau d’activité en classe est élevé et que les concepts présentés sont illustrés visuellement. Parmi ses conclusions, l’étude montre aussi que les garçons adoptent une attitude positive face à la compétition, ce que les écoles gagneraient à favoriser. De plus, la recherche a examiné le rôle institutionnel d’écoles non mixtes et a constaté que ces établissements maximisaient les capacités des élèves.

L’auteur du rapport, la chercheuse Abigail Norfleet James, a présenté ces conclusions lors de la conférence de l’International Boys’ Schools Coalition (IBSC) qui a eu lieu à Londres le 19 janvier dernier.

Lors de cette conférence, Mme James a expliqué que les garçons ont des compétences différentes de celles des filles. En général, les garçons ont moins d’habiletés verbales, ont une moins bonne acuité auditive, une perception auditive ralentie et sont moins susceptibles d’être en mesure de contrôler leurs impulsions.

La chercheuse soutient que les enseignants devraient se déplacer dans la classe pour maintenir l’intérêt des garçons. « Il faut leur donner quelque chose à regarder. Si vous ne bougez pas pendant quelques minutes, leur regard se dirigera sur quelque chose qui bouge.  Ils ne vous regarderont pas si vous êtes juste assis là. »

Des classes non mixtes pour les garçons

La recherche a également mis en évidence les avantages des groupes formés uniquement de garçons. Le rapport mentionne d’ailleurs qu’« un des avantages des classes non mixtes est que l’enseignement se conforme à la manière dont les garçons apprennent ».

« Dans les classes mixtes, les mauvais résultats des garçons sont considérés comme un problème propres aux garçons ; dans les classes de garçons, les mauvaises performances sont considérées comme un défi pour l’enseignant qui doit améliorer son approche pédagogique. » De plus, la chercheuse rapporte que « les interventions visant à répondre aux garçons dans les classes mixtes peuvent avoir pour conséquence indésirable d’être perçues comme des corrections ».

Parmi les conclusions de l’étude, on apprend que les garçons fonctionnent mieux dans les groupes qu’en dyades. « Les garçons de 10 ans qui ont participé à l’étude ont accompli significativement plus de travail quand ils ont travaillé en groupe que lorsqu’ils ont travaillé en dyade avec un autre enfant », soutient Mme James. Les garçons se représentent comme étant un membre du groupe, et non comme un individu dans le groupe. »

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