Littératie

Lire une histoire avant l’heure du coucher : quels impacts sur le cerveau du jeune enfant?

Publié le 24 août 2015
2 min de lecture

Pourquoi est-ce si important de faire la lecture à son enfant dès son plus jeune âge? Des chercheurs se sont penchés sur l’activité cérébrale des enfants à qui on fait régulièrement la lecture.

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Dans les dernières années, les milieux de l’éducation et de la santé ont redoublé d’ardeur pour sensibiliser les parents à l’importance de faire la lecture à leurs enfants.

Les liens entre cette pratique et la réussite scolaire des enfants sont bien connus, et la recherche est de plus en plus en mesure d’expliquer ce qui se passe dans le cerveau de l’enfant à qui ont lit régulièrement des histoires, comparativement à celui qui n’a pas vécu de telles expériences de lecture.

Récemment, le journal Pediatrics a publié une étude dans laquelle les chercheurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour observer l’activité cérébrale d’enfants âgés de 3 à 5 ans au moment où on leur faisait la lecture d’histoires. Les résultats obtenus par cette recherche montrent des différences dans l’activité cérébrale des enfants selon la fréquence à laquelle ils se faisaient lire des histoires.

La zone du cerveau concernée est une région de l’hémisphère gauche appelée le cortex d’association pariétal-temporal-occipital. Selon le Dr John S. Hutton, cette région du cerveau constitue un point nodal dans l’intégration des stimuli visuels et auditifs chez le bébé. Cette région, connue pour être particulièrement active quand un enfant plus âgé lit pour soi-même, serait donc activée très tôt chez l’enfant à qui on fait la lecture d’histoires.

Détecter les enfants à risque en lecture dès l’âge de 3 ans

La visualisation

Sans même regarder les images du livre, un jeune enfant qui se fait lire une histoire visualise cette histoire dans sa tête, d’où l’activation de la région du cerveau responsable du traitement des stimuli visuels.

Les enfants qui ont plus de pratique avec ce type de visualisation lorsqu’ils regardent un livre imagé ou qu’ils écoutent des histoires pourraient développer des habiletés qui les aideront à associer des images à des mots plus tard.

L’apprentissage de la lecture pourrait également être facilité en raison de la capacité de l’enfant à se faire des images de ce qu’il lit dans sa tête.

Développement du langage

Pour que l’enfant développe ses habiletés langagières, il est important qu’il entende des personnes parler, et non seulement la télévision ou des voix préenregistrées.

Les livres contiennent une plus grande diversité de mots qu’un discours normal entretenu avec l’enfant. […] Les enfants à qui on lit entendent donc des mots différents que ceux à qui on ne lit pas.

Définir la qualité des interactions lors de la lecture à voix haute

La lecture est donc plus qu’une activité agréable à réaliser avec un enfant ; elle joue un rôle important dans le développement des connexions du cerveau, qui serviront longtemps à l’enfant, et ce, bien après la transition de l’oral à l’écrit.

[Consultez l’article]

 

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