Littératie

Antidote, a-t-il un effet sur les apprentissages en français?

Publié le 20 janvier 2015
1 min de lecture

antidote-correcticiel

De part et d’autre, certaines réserves sont exprimées quant à l’utilisation de correcticiels tels Antidote au collégial. Certains redoutent que « les étudiants cessent d’exercer leur jugement critique et qu’ils commettent encore plus d’erreurs au moment d’écrire sans aide. »

« Parmi leurs arguments, la crainte que les étudiants faibles en français cessent d’exercer leur jugement critique en se fiant aveuglément au logiciel, ce qui nuirait à leur apprentissage de la langue. »

La réussite en français chez les élèves québécois

Sensible à cette réalité, Martine Ouellet, professeure au Cégep de Drummondville, a conduit une recherche intitulée Mesure et évaluation des apports d’un correcticiel s’intéressant aux effets possibles de l’utilisation fréquente d’Antidote.

Les données de l’étude sont brièvement présentées dans son article paru dans la revue Pédagogie Collégiale. En voici les faits saillants :

  • « L’idée voulant que l’usage raisonné d’un correcticiel soit susceptible de nuire aux apprentissages des étudiants du collégial est écartée, et même à ceux qui ont eu une moyenne au secondaire faible.
  • Il se pourrait que les craintes formulées reposent, en réalité, sur une sous-estimation des efforts que doivent faire les apprenants lorsqu’ils ont recours à un correcticiel.
  • La prise de conscience de certaines erreurs récurrentes, l’assimilation de formes, la clarification de certains points de grammaire, le fait d’avoir à évaluer les propositions de correction faites par le correcticiel, tous ces éléments sont vecteurs d’apprentissage. »

[Consulter l’article]

 

Creative Commons Creative Commons Attribution-Noncommercial-No Derivative Works 2.0 Generic License Bunches

Partager cette ressource