Pourquoi les hommes sont-ils si peu nombreux à l’enseignement primaire au Québec?
Source de l’image : Shutterstock Monkey Business Images
Au Québec, seulement 12 % des postes d’enseignant au primaire sont occupés par des hommes, comparativement à l’Ontario qui en compte environ 25 %. Pourquoi les hommes québécois boudent-ils cette profession? Simon Lamarre, enseignant au primaire, entreprend cette année un doctorat à l’Université de Montréal pour entre autres tenter de répondre à cette question.
Selon les études recensées par le candidat au doctorat, trois facteurs permettraient de comprendre l’impopularité de la profession auprès des hommes :
– le fait que l’école est un milieu majoritairement féminin;
– le salaire peu élevé de la majorité des postes;
– la piètre reconnaissance sociale de l’enseignant.
Bien que son projet ne soit pas encore clairement défini, M. Lamarre aimerait explorer le rapport entre la réussite scolaire et le fait d’avoir un enseignant de sexe masculin. À ce jour, aucune recherche n’a prouvé que le fait d’avoir un enseignant favorisait la réussite des garçons. Par ailleurs, des études ont montré qu’à la fin du primaire, ce rapport a une influence positive sur les résultats des garçons en lecture.
Pour en savoir plus, visionner l’entretien (au bas de ce billet) réalisé avec M. Lamarre.