Selon la définition officielle adoptée en 2002 par l'Association canadienne des troubles d'apprentissage, l'expression fait référence à un certain nombre de dysfonctionnements pouvant affecter l'acquisition, l'organisation, la rétention, la compréhension ou le traitement de l'information, verbale ou non verbale. Ces dysfonctionnements perturbent divers aspects de l'apprentissage, comme la lecture ou l'écriture.
Une difficulté d'apprentissage provient généralement de causes externes, telles la maladie ou la pauvreté ; elle peut aussi être attribuable à une déficience intellectuelle. Le trouble d'apprentissage, au contraire, ne frappe que les personnes douées de capacités intellectuelles moyennes ou supérieures. Il n'est pas le résultat de facteurs externes et il n'est pas temporaire.
Oui. Les plus connus sont :
Les troubles d'apprentissage peuvent provoquer un manque d'attention. Au moment où il reçoit une information que son cerveau n'est pas en mesure de traiter, un élève peut éprouver de la difficulté à garder son attention, mais son réel problème demeure son incapacité à traiter l'information qu'il reçoit ou qu'il émet. Chez celui qui souffre d'un déficit d'attention, c'est le fait même de rester attentif qui constitue la difficulté majeure.
Environ une personne sur dix en souffrirait au Québec. Cela signifie qu'on en trouve probablement dans toutes les classes.
Ce n'est pas impossible, mais ce qu'on voit le plus souvent, c'est un même trouble qui irradie dans plusieurs aspects de l'apprentissage. Dans ces cas, il y a toujours une dimension majeure qui indique le trouble fondamental. Il s'agit de trouver cette majeure.
Il peut y avoir une part d'héréditaire puisqu'on trouve souvent plusieurs cas dans une famille (oncle, tante, cousin, etc.). Chose certaine, un trouble d'apprentissage ne se développe pas graduellement. Il est déjà présent à la naissance ou bien il survient à la suite d'un accident.
Un tel trouble ne se guérit pas, il se compense.
Pas avant la troisième année du primaire puisqu'il faut deux ans de retard scolaire pour diagnostiquer formellement un trouble d'apprentissage. De plus, avant la troisième année, un enfant a encore beaucoup à gagner en termes de maturité cognitive.
Un élève qui bénéficie d'une aide appropriée aura de bonnes chances de réussir à l'école. Mais seules certaines commissions scolaires et certaines écoles offrent des outils compensatoires ou diverses formes d'aide. Si l'élève parvient à franchir son secondaire, ses chances seront meilleures, car au cégep et à l'université, il aura toujours droit à des outils compensatoires.
Les effets les plus visibles ont trait au rendement scolaire. Mais il y a aussi des impacts importants sur le plan affectif, en particulier sur l'estime de soi. Les enfants aux prises avec un trouble d'apprentissage ont l'impression de ne pas être à la hauteur et développent une perception négative d'eux-mêmes qui diminue leurs chances de réussite. À cela s'ajoutent des problèmes d'ordre social, la difficulté de se faire des amis entre autres, et plus tard des impacts plus ou moins graves dans la vie socioprofessionnelle.
Tous les élèves atteints d'un trouble d'apprentissage ont besoin d'être aimés et appréciés de leur professeur malgré leur problème. Ils sont souvent blessés lorsqu'un enseignant croit qu'ils font exprès ou qu'ils ne sont pas motivés. Par ailleurs, même s'ils ont reçu un diagnostic de trouble d'apprentissage, ils ne savent pas ce que cela signifie exactement puisque, la plupart du temps, on ne leur a jamais expliqué. La pédagogie de la sollicitude joint ces deux aspects : d'une part, on leur explique ce dont ils souffrent ; d'autre part, on les soutient en leur démontrant compréhension et empathie et en ayant recours à divers moyens pour contourner leur problème.
Le guide Pour une pédagogie de la sollicitude – Troubles d'apprentissage : sensibilisation et intervention, rédigé par la chercheuse Nadia Rousseau et publié par le CTREQ, fournit une longue liste de stratégies d'intervention et d'exemples pour chacune des grandes catégories de difficultés engendrées par les troubles d'apprentissage.
Dans bien des écoles, on a de la difficulté à accepter le genre de différence qu'amène un trouble d'apprentissage chez un élève et à adapter son enseignement en conséquence. Pourtant, il s'agit d'une différence aussi réelle que si cet élève n'avait qu'une seule jambe. Et on ne demande pas à quelqu'un qui a perdu une jambe de courir comme s'il avait ses deux jambes.
Il s'agit d'une formation de trois heures qui vise à sensibiliser les participants au vécu des élèves ayant des troubles d'apprentissage et à l'importance d'établir avec eux une relation empreinte de sollicitude. On y présente aussi des pistes de réflexion et des outils d'intervention facilement applicables en classe. Une session d'approfondissement d'une demi-journée est également offerte.
Les parents sont ceux qui connaissent le mieux leur enfant. Ils peuvent fournir à l'enseignant des informations précieuses qui l'aideront à tenir compte du problème du jeune. Ils peuvent aussi informer l'enseignant des forces de leur enfant dans d'autres sphères, ce qui peut être mis à profit de différentes façons à l'école. En retour, il est important que les parents soient informés des stratégies mises en place dans la classe pour aider leur enfant. Ils doivent aussi être informés qu'un enfant atteint de troubles d'apprentissage a droit à un plan d'intervention personnel à l'école.
D'abord, qu'ils ne doivent pas se sentir coupables, car ils ne sont pas responsables du trouble d'apprentissage de leur enfant. Ensuite, qu'il leur faut accepter la situation en se disant que leur enfant est une personne brillante, mais qui aura toujours un défi à relever dans telle situation. Puis, d'être honnêtes avec leur enfant, en parlant ouvertement et en essayant de comprendre ce problème avec lui. Plus un jeune connaît son trouble d'apprentissage, meilleures sont ses chances de réussite. Enfin, les parents ne doivent pas soupçonner un manque de motivation ou de bonne volonté chez leur enfant.
Ils doivent, entre autres, s'assurer que la durée des devoirs ne dépasse pas la limite du bon sens ; l'idéal serait autour d'une demi-heure. Si le jeune doit travailler sur un projet, on peut l'aider à en déterminer les étapes, une difficulté souvent présente dans les troubles d'apprentissage. En outre, le simple fait d'être assis à côté de l'enfant constitue déjà une forme d'aide. Et si l'on est trop émotif dans la situation parfois stressante de l'aide aux devoirs, il peut être utile de demander à une autre personne (frère, sœur, ami…) d'assurer cette tâche auprès de l'enfant.
L'Association québécoise des troubles d'apprentissage (AQETA) dispose de toute l'information nécessaire sur le sujet, mais elle ne recommande pas de traitements, de méthodes ou de produits particuliers (www.aqeta.qc.ca).
Le Logiciel de dépistage du décrochage scolaire est offert aux commissions scolaires et aux écoles secondaires sous forme d'abonnement annuel. Il est cependant beaucoup plus avantageux d'acquérir un abonnement pour la commission scolaire et d'en faire bénéficier l'ensemble des écoles secondaires de son territoire.
Quelle que soit la formule que vous choisirez, le logiciel sera installé sur le serveur de votre commission scolaire et il sera accessible sur le Web en utilisant les ordinateurs du laboratoire informatique de votre école.
Pour obtenir le coût du logiciel et vous y abonner, veuillez communiquer avec le service à la clientèle de la Société GRICS, distributeur du logiciel, au 514 251-3730.
La formation à l'utilisation du logiciel est obligatoire et elle est offerte par la Société GRICS. Cette formation est destinée au(x) membre(s) de l'équipe-école responsable(s) de la prévention du décrochage scolaire. Pour une évaluation des droits de formation adaptés à votre situation, veuillez communiquer avec le service à la clientèle de la Société GRICS au 514 251-3730 ou écrivez à formation@grics.qc.ca.
La formation à l'interprétation et à l'utilisation des résultats est facultative. Cette formation est offerte par le CTREQ et animée par un des auteurs du logiciel. Elle est destinée à l'ensemble des membres de l'équipe-école (direction, enseignants ou intervenants scolaires). Cliquez ici pour plus de renseignements sur cette formation.
Il est recommandé d'effectuer une passation après la remise du premier bulletin scolaire. Comme plusieurs questions du logiciel traitent de l'environnement scolaire et de résultats en mathématiques et en français, il faut en effet laisser une période de temps suffisamment longue après le début de l'année scolaire pour que les élèves aient un minimum de vécu dans l'école. Le logiciel peut ensuite être utilisé en mars ou en avril auprès de la clientèle ciblée « à risque » afin de constater si les mesures d'intervention mises en œuvre ont été efficaces.
Le Manuel de l'intervenant, disponible par téléchargement dans le logiciel, inclut un chapitre sur la planification de la passation. Tous les renseignements dont vous aurez besoin pour planifier correctement la passation s'y trouvent.
Deux outils de mesure sont proposés dans le logiciel. Le Questionnaire de dépistage d'élèves à risque de décrochage scolaire vise à identifier les élèves à risque en précisant le niveau de risque pour chaque dimension évaluée par le questionnaire. L'utilisation de cet outil sera privilégiée si une simple mesure du risque de décrochage scolaire est requise.
Si vous voulez planifier des interventions spécifiques tenant compte des caractéristiques des élèves, l'outil Questionnaires d'évaluation des types d'élèves à risque de décrochage scolaire sera plus approprié. Cet outil vous permettra d'identifier non seulement le risque de décrochage scolaire de chaque élève, mais aussi le type auquel il appartient (peu intéressé/peu motivé, problèmes de comportement, comportements antisociaux cachés, dépressif), de même que les dimensions et les facteurs de risque à cibler dans la planification des interventions.
Vous n'aurez aucune compilation de résultats à faire, ces fonctions étant entièrement informatisées. Donc, pas de manipulations longues et fastidieuses ! Une fois que les élèves auront complété le questionnaire à l'écran, le logiciel prendra quelques secondes pour procéder à la validation et au traitement des résultats :
Validation des résultats
Traitement des résultats
En quelques secondes, vous pourrez consulter les résultats à l'écran, présentés sous forme de « Bilan École » et « Bilan Élève ».
Oui. Ces bilans sont simples à comprendre et ils sont également rapides à consulter. Le « Bilan École » présente succinctement quelques statistiques sur le nombre d'élèves à risque et leur répartition selon la typologie. Si vous désirez approfondir votre analyse des résultats, vous pouvez consulter les statistiques pour chacune des dimensions évaluées. Quant au « Bilan Élève », il présente l'intensité du risque de décrochage (faible, modéré ou sévère) et le type auquel l'élève appartient, en référence à la typologie. Pour une analyse plus complète, ce bilan indique également, par le biais de pictogrammes, le niveau de risque (aucun, faible, modéré à sévère) associé à chacune des dimensions évaluées.
Le chapitre « Interprétation et utilisation des résultats » du Manuel de l'intervenant traite de cette question. On y montre comment interpréter les résultats des bilans et comment utiliser ces résultats dans la planification des interventions. Nous vous suggérons aussi d'utiliser le Guide de prévention du décrochage scolaire – Y'a une place pour toi!, complémentaire au logiciel et disponible lui aussi par téléchargement dans le logiciel. Ce guide propose des programmes et des modèles d'intervention en fonction des types d'élèves à risque. On y trouve aussi des renseignements très intéressants sur les profils des types d'élèves à risque (caractéristiques personnelles, familiales et scolaires).
Si vous souhaitez obtenir une aide personnalisée ou accroître vos compétences dans l'interprétation et l'utilisation des résultats, nous vous suggérons de vous inscrire à la formation offerte par le CTREQ. Pour plus de renseignements sur cette formation, cliquez ici.