Le 3e Symposium : sous le signe de la collaboration

1 juin 2016

3e Symposium

Le 3e Symposium sur le transfert de connaissances en éducation, tenu le 19 avril dernier à l’Université Laval, a été l’occasion d’échanges animés entre les quelque 600 participants. Cet article propose quelques éléments de la synthèse des discussions qui sera rendue publique cet automne.

Le 3e Symposium a rassemblé 629 personnes de profils professionnels variés. Le réseau de l’éducation représentait 77 % des participants, les directions d’établissement, les enseignants et les professionnels de l’éducation constituant les groupes professionnels les plus nombreux, par ordre décroissant. Cinquante-et-une commissions scolaires étaient ainsi représentées, provenant de toutes les régions administratives du Québec.

Les 44 expériences inspirantes d’accompagnement et de collaboration présentées ont témoigné d’une variété d’initiatives qui répondent à la diversité de besoins ou des problématiques : projets individuels, projets collectifs (ou une combinaison des deux), communautés d’apprentissage professionnelles, projets de codéveloppement, etc. Si la complexité des problèmes rencontrés est grande, les propositions pour y faire face témoignaient de l’ouverture, de la souplesse et de la créativité des milieux.

Les présentations des expériences inspirantes étaient suivies, en avant-midi et en après-midi, d’ateliers de discussion. En avant-midi, les discussions ont porté sur les besoins en accompagnement, un thème qui suscite beaucoup de commentaires, comme on a pu le constater par l’abondance et la richesse des propos échangés. Dresser le portrait du milieu, prendre en compte la dimension humaine, tenir compte des défis liés à la disponibilité des ressources (financières et humaines), documenter les pratiques, recueillir l’expression des besoins collectifs et individuels, exprimer ses attentes, valoriser le transfert de connaissances. Ce sont là quelques-uns des aspects qui ressortent des échanges.

La pérennisation des pratiques et le transfert étendu étaient à l’ordre du jour des discussions de l’après-midi. La pérennisation d’une pratique fait référence à la possibilité qu’une pratique puisse poursuivre son implantation dans un milieu de manière durable. Quant au transfert étendu, il signifie que les modalités expérimentées ont été déployées dans d’autres milieux. Par opposition, on parle de transfert de proximité lorsque les modalités expérimentées ne visent que les milieux qui participent à un projet. « Une réflexion plus approfondie devra être poursuivie sur les conditions favorisant la pérennité et le transfert étendu », dit Linda St-Pierre, présidente-directrice générale du CTREQ. La pérennisation des pratiques et le transfert étendu sont étroitement liés aux actions du CTREQ et, plus particulièrement, aux objectifs visés par les projets qu’il réalise.

L’analyse des ateliers de discussion feront l’objet de deux documents qui seront publiés cet automne : la synthèse des discussions et les faits saillants.